SARS-COV-2, un polluant de l’air

Airlab 2020

A la Matinale AIRLAB « SARS-COV-2, « un polluant de l’air », du 10 décembre 2020, plusieurs présentations ont permis de faire le point sur ce sujet.

Nous vous proposons la synthèse faite par AIR LAB des deux premières présentations :

« Sabine HOST, épidémiologiste à l’Observatoire Régional de Santé d’Île-de-France, a présenté une revue de la littérature scientifique sur les liens entre COVID-19 et qualité de l’air. Même si certains mécanismes sont à approfondir, la pollution de l’air peut être considérée comme un facteur d’aggravation de l’épidémie de COVID-19, du fait de son rôle dans la survenue et l’amplification de pathologies chroniques qui constituent des comorbidités face au virus, mais également de son rôle dans l’affaiblissement et le dysfonctionnement du système immunitaire. Une équipe de chercheurs a ainsi estimé qu’environ 19 % des décès liés à la COVID-19 en Europe pouvaient être attribués à la pollution de l’air (contre 27% en Asie orientale et 17% en Amérique du Nord) (Pozzer et al. 2020). En revanche, le rôle de vecteur de la pollution particulaire reste à investiguer, la charge virale retrouvée dans ce cas n’étant pas considérée comme suffisante pour entraîner une infection. La voie de transmission du virus par aérosol est elle de plus en plus documentée, et présente des enjeux spécifiques en milieux clos . »

  « Jean-François DOUSSIN, chimiste de l’atmosphère et spécialiste des aérosols (CNRS/LISA, membre du groupe Allenvi) a présenté ses recherches sur l’aérosolisation des virus. Ainsi, si l’importance de la contamination aéroportée à longue distance (>6m) au SARS-COV-2 n’a pas été démontrée de manière absolue, la recherche a accumulé un faisceau d’indices concluant au cours de ces derniers mois. La transmission aéroportée fait d’ailleurs l’objet de davantage de recherche que les autres modes avérés de contamination (par exemple la contamination par contact). En ce qui concerne l’hypothèse selon laquelle la pollution particulaire pourrait jouer un rôle de vecteur dans la propagation du virus, elle n’est pas cohérente avec les lois physiques qui régissent le comportement des aérosols. En effet, le virus n’a pas besoin de « monter à cheval » sur la pollution particulaire, puisque d’une part il est déjà à « cheval » sur d’autres types d’aérosols, et que d’autre part il irait plus vite et plus loin en se déplaçant seul et « nu ».»

Bien qu’il reste beaucoup à investiguer sur les liens entre la Covid-19 et la pollution de l’air, la possible contamination aéroportée  dans des espaces clos et confinés doit nous alerter.

Nous le vérifions chaque jour dans notre organisation du quotidien : il n’est pas  toujours possible d’aérer en particulier pendant cette période hivernale, que soit dans des espaces comme les crèches, les écoles, les ehapd ou encore les bureaux.

Grâce à EvO2 nous avons désormais le pouvoir de vivre dans un espace où notre air est le plus pur possible. C’est concrètement un geste de plus de prévention, un geste barrière environnementale,  d’une efficacité reconnue contre ce virus .

http://ftp.airparif.asso.fr/Synthese_MatinaleAIRLAB-Covid/Synth%e8se%20des%20pr%e9sentations_Matinale%20AIRLAB-Covid_081220.pdf