Rapport de l’UNICEF – Une situation inquiétante dans les villes

L’UNICEF publie un rapport dans laquelle elle alerte sur la pollution de l’air et ses conséquences sur la santé des enfants.

Le rapport rapporte des pollutions en poussières et NO2 (dioxyde d’azote) très souvent supérieures aux normes européennes, pourtant plus laxistes elles mêmes que les normes de l’OMS. Ainsi, dans les zones urbaines des villes comme Paris ou Lyon, les valeurs moyennes en polluants atmosphériques sont supérieures à celles recommandées.

Bien que les élèves passent une grande partie de leur temps dans les salles de classe, ils sortent pour les récréations ou les activités sportives. Par ailleurs, il faut savoir que l’air extérieur, dit atmosphérique, est l’air qui est injecté directement dans les bâtiments, le plus souvent sans traitement (pas de systèmes de filtration). On peut donc considérer que lorsqu’une école est dans un environnement malsain, c’est à la fois la cour mais surtout l’intérieur qui concentre un cocktail de polluants venant de l’extérieur et de l’intérieur..

Le rapport est fait état des conséquences sur la santé des enfants et réexplique que les enfants sont encore plus vulnérables car leur organisme n’est pas mature et que leur fréquence respiratoire est environ une fois et demi plus élevée que celle de l’adulte. Il est aussi fait mention des dommages causés par la pollution dès la gestation, qui fragilisent la santé du futur enfant.
L’impact sur la santé des enfants est de mieux en mieux documenté. Les symptômes peuvent aller de l’irritation cutanée à des troubles respiratoires comme la bronchite ou l’asthme. D’autres manifestations envisagées par une étude britannique sont des problèmes neurologiques ou métaboliques comme l’obésité ou le diabète (voir ici : https://doi.org/10.1016/j.psychres.2018.12.050).
La gestion de la pollution atmosphérique nécessite de s’attaquer directement aux sources polluantes. Essentiellement, ces sources polluantes sont le trafic routier, les pollutions domestiques et industrielles. Il convient donc de soutenir le développement des mobilités propres (transports en communs, vélo, …), de proposer d’autres solutions que le chauffage au bois à foyer ouvert, très fort émetteur de particules dans les zones urbaines ou certaines vallées confinées.