Pesticides : des perturbateurs endocriniens présents dans l’air

Des pertubateurs endocriniens dans l’air

Les pesticides sont, même des années après leur épandage, significativement présents dans l’air

Le journal Le Monde rapporte que L’ONG Génération Futures, reprenant les données de la base PhytAtmo issues des travaux des AASQA (Associations Agréées de Surveillance de la Qaulité de l’Air), alerte sur la présence de pesticides dans des échantillons d’air prélevés un peu partout en France. ( https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/18/des-pesticides-suspectes-d-etre-des-perturbateurs-endocriniens-ou-cancerogenes-dans-l-air_6029930_3244.html )

La présence de pesticides dans l’air est inquiétante puisqu’ils sont suspectés d’être perturbateurs endocriniens et parfois mutagène, cancérigènes et reprotoxiques. Les données disponibles ne permettent pas de conclure sur les quantités observées à l’échelle de l’ensemble du territoire. Elles se limitent essentiellement à une identification de composés connues, à des concentrations souvent très faibles, mais qu’il est difficile de négliger tant que l’on ne connait pas les limites acceptables d’un point de vue sanitaire.

Il est intéressant de noter que de nombreux composés sont issus de pesticides par ailleurs interdits depuis des dizaines d’années. Pour expliquer ceci, plusieurs possibilités. L’utilisation de « fond de cuves » de nombreuses années après l’interdiction, ce qui est tout à fait possible compte tenu du peu de contrôles effectués. L’autre raison, et sans doute de loin la plus probable, étant la présence de résidus de pesticides dans les sols de très nombreuses années après leur utilisation. Les pesticides sont très souvent des composés peu biodégradables, de type semi volatils, qui s’accumulent dans les sols et peuvent être réémis plusieurs années plus tard, par simple volatilisation lorsque les température augmentent en saison chaude.

S’il est illusoire d’espérer nettoyer l’air atmosphérique, on peut toutefois améliorer la qualité de l’air que l’on respire à l’intérieur en bénéficiant des solutions proposées par evO2 !

voir notamment : Quivet, E., Faure, R., Georges, J., Païssé, J. O., Herbreteau, B., & Lantéri, P. (2006). Photochemical degradation of imazamox in aqueous solution: influence of metal ions and anionic species on the ultraviolet photolysis. Journal of agricultural and food chemistry, 54(10), 3641-3645.