La pollution atmosphérique responsable de cas de covid19 plus grave.

Une équipe de la faculté d’Harvard, aux Etats-Unis, montre que les personnes vivants dans des environnements pollués présenté plus de risque de développer une forme très grave du COVID19.

Les travaux de l’équipe du professeur Francesca Dominici corroborent ceux de la la Société italienne de médecine environnementale (SIMA), qui montraient une corrélation entre la sévérité de l’épidémie su virus SARS-COV-2 et la pollution particulaire de l’air (voir notre précédent article : https://www.evo2-air.com/covid-19-une-pollution-aggravante/).

Dans cette nouvelle étude, basée sur des données américaines, une corrélation franche est observée entre la pollution aux PM2.5 mesurée sur 3000 comtés des États-Unis et la sévérité des infections au COVID19.

L’étude a été faite en prenant en compte de nombreux facteurs pouvant rentrer en compétition avec la cause recherche. Ainsi, on été pris en compte les densités de population, les niveaux de vie et d’éducation, le ratio propriétaires/locataires, etc … D’autres facteurs, par manque de temps et de données, comme la capacité de soins ou le tabagisme, n’ont pas été inclus au moment de la parution de l’article.

L’étude montre au final une corrélation certaine entre la pollution atmosphérique aux poussière micrométriques (inférieures à 2,5µm de diamètre moyen) et la gravité des infections au COVID19, exprimée par le nombre de décès. Nous considérons que cette conclusion est tout à fait valide, même si l’empressement à sortir de telles études aussi vite pose question. Au 5 avril, date de sortie de cet article, les États-Unis recensaient environ 9000 décès sur leur territoire, pour 333 000 cas avérés. Au 15 avril, soit 10 jours plus tard, ils sont à 28 214 décès pour plus de 630 000 cas.
Ainsi, attendre ne serait-ce que 10 jours de plus aurait permis de communiquer sur des données autrement plus pertinentes. Si le travail de modélisation est tout à fait intéressant et sera utile à l’avenir, communiquer des données chiffrées sur le % d’aggravation de la maladie en fonction du taux moyen de PM2.5 dans l’environnement est sans doute un peu prématuré.

Quoiqu’il en soit, il est avéré que la pollution de l’air ne se résumé pas à l’air extérieur. L’air intérieur est tout autant voir plus pollué et l’on vit globalement 90% du temps à l’intérieur d’un bâtiment, surtout en cette période de confinement. Il est donc important de se soucier de la qualité de son air intérieur et d’y apporter des moyens d’amélioration !