Etiquetage des meubles – Pas d’avancée notable durant les 10 dernières années

Comme le rapporte Environnement Magazine, l’étiquetage des meubles afin de qualifier leur impact sur l’environnement, en particulier la qualité de l’air intérieur, n’est toujours pas mis en place.

Visant initialement une douzaine de polluants, la réglementation envisagée, sous la pression des professionnels, ne se tournait plus que vers le formaldéhyde, produit cancérigène avéré. Mais depuis, rien… Pourtant, les résultats des analyses in situ dans les écoles montrent que le formaldéhyde n’est pas le seul polluant préoccupant. D’autres molécules, comme le lindane ou les phtalates sont fréquemment retrouvés dans les salles de classe par exemple. 93% des classes ont des niveaux de pollution en poussière au dessus des recommandations de l’OMS. Preuve que des meubles de meilleure qualité environnementale ont tout intérêt à faire l’objet d’une attention particulière.

Ce type de label n’est pas pour autant évident à mettre en place. En témoigne le label associé aux matériaux de construction, qui procède de l’auto-certification. Au final, tous les matériaux ou presque se retrouvent labellisés A+ . Évidemment, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes n’a aucunement les moyens de contrôler chacun des produits auto-labellisés.

Il conviendrait donc de se tourner vers les meubles présumés les moins émissifs (bois massif, etc …), mais ceux-ci sont souvent hors de portée des budgets des collectivités. Sans réclamer un étiquetage général sur un large spectre de polluant, il faudrait peut-être effectivement commencer par un pool restreint, peut-être même le formaldéhyde seul et envisager par la suite des améliorations… mais avoir au moins un indicateur !

En l’état, il reste les solutions d’épuration actives, tel que l’evO2, pour répondre à la pollution intérieure avec un très large spectre.